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"En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats » serait une interprétation erronée selon Me. Dégli

 


Il nous souvient que dans le cadre du débat sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles et plus particulièrement de la modification de l’article 59 de la Constitution, un combat s’est engagé entre le régime et l’opposition sur la nécessité de l’inscription ou non dans ledit article de la mention « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats » Quelle est l’interprétation qui est faite de ce refus du côté de l’opposition et pourquoi ? Quelle est l’idée et la stratégie réelles du pouvoir en refusant que cette mention qui se trouve dans la constitution originelle de 1992 soit reproduite dans le texte de loi proposé par le pouvoir ? Le président de l'association  bâtir un Togo,Me Jean Dégli a réagi à travers   un article rendu public vendredi dernier.


Pour l'observateur de la politique Togolaise la  mention en question se trouve également dans d’autres constitutions et que ce n’est pas une invention togolaise.


"En effet, lorsque l’on consulte la constitution béninoise, on note clairement la même mention dans l’article 42 qui dispose ceci : «le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.
En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ». Cela ne tue ni le président ni les hommes et femmes politiques, ni les partis politiques béninois. Pourquoi ? Parce que les gens sont en démocratie et personne ne cherche à flouer les autres ou le peuple pour se pérenniser au pouvoir par quelque moyen que ce soit." Mentionne t-il dans son document.


Il évoque dans le document les  raisons qui obstine le pouvoir togolais  à ne pas sentir la présence de ce bout de phrase dans la constitution de notre pays et caractérise l'interprétation du refus du  pouvoir d'être erroné.


"Lorsque l’on suit un peu les discussions et polémiques relatives au bout de phrases dont s’agit, on entend aussi bien du côté du pouvoir que de l’opposition que ce bout de phrase est celui qui empêcherait l’actuel occupant du fauteuil présidentiel de briguer un nouveau mandat si jamais il était inscrit dans la loi fondamentale. En clair, si ce bout de phrase est inscrit dans l’article 59 de la Constitution qui limite les mandats présidentiels à deux (2), l’actuel président de la République qui est à son troisième mandat ne pourra plus briguer un autre mandat." Indique t-il dans sa déclaration.


Dans le document il indique que le pouvoir fait tout pour conforter cette façon de voir les choses et de donner l’impression à l’opposition et au peuple que s’il a peur de ce bout de phrase et en refuse bec et ongle l’inscription dans la Constitution, c’est parce que cette phrase va empêcher l’actuel chef de l’Etat de briguer un autre mandat après l’adoption des réformes.


"Dans la réalité, cette interprétation a été même initiée par le pouvoir qui a fait de la non-inscription de ce bout de phrase dans la loi fondamentale un cheval de bataille en insistant sur le fait que c’est lui qui mettrait un terme à toute ambition du président de la République actuel de lorgner un autre mandat." 


Hector Nammangue